L'abonnement Internet à domicile est payé un mois à l'avance. Il en va de même pour le forfait mobile. La connexion est disponible presque 24 heures sur 24, même si, en réalité, on n'en a pas toujours besoin : la nuit, pendant les heures de travail, lors d'une promenade ou d'un trajet, une grande partie des possibilités de connexion reste inutilisée.
Une question simple se pose alors : si l'abonnement Internet est déjà payé, est-il possible de tirer parti de la partie de la connexion qui reste inutilisée ?
Pas besoin de chercher un deuxième emploi, d'acheter du matériel supplémentaire ou d'apprendre un nouveau métier. Il suffit d'utiliser les ressources dont on dispose déjà.
Une méthode bien connue : attribuer une connexion Internet disponible à une application
La réponse la plus évidente se trouve généralement très vite. Il existe des applications fonctionnant en arrière-plan qui utilisent la partie inutilisée de la connexion et rémunèrent le propriétaire pour le trafic transitant par celle-ci.
Dans ce schéma, tout semble assez clair. Une personne met à disposition une partie de sa connexion, l'application utilise la ressource obtenue et, en échange, verse une rémunération. Il ne reste plus qu'à choisir le service qui convient et à vérifier ses conditions d'utilisation.
C'est ainsi que l'Internet commence, pour la première fois, à être perçu différemment. Il n'est plus seulement considéré comme un service mensuel payant, mais aussi comme une ressource capable d'apporter une valeur ajoutée.
Il s'agit d'un changement de perspective important. Habituellement, on évalue une connexion du point de vue de l'utilisateur : le débit est-il suffisant, la connexion est-elle stable, est-il agréable de regarder des vidéos et de communiquer ? Mais dès lors que l'on réfléchit à la bande passante disponible, un autre aspect entre en jeu. Désormais, l'utilisateur ne se contente pas d'accéder au réseau, il peut également y apporter quelque chose.
Cependant, les applications fonctionnant en arrière-plan ne constituent pas la seule forme possible d'une telle participation.
La question va au-delà du simple choix d'une application
Lorsqu'une personne cherche un moyen d'utiliser Internet gratuitement, son attention se porte naturellement sur les services proposés. Quelle application installer ? À qui confier son trafic ? Où les conditions sont-elles les plus claires ?
Mais derrière ce choix, on pourrait facilement passer à côté d'une question plus intéressante : à qui appartient réellement cette ressource utile ?
C'est la personne elle-même qui prend en charge le coût de la connexion. Celle-ci se trouve chez elle ou est accessible sur son appareil mobile. C'est elle qui dispose de la partie de la connexion qui n'est pas utilisée pour le moment.
Dans le modèle habituel, l'application joue le rôle d'intermédiaire : elle récupère cette ressource et lui trouve une utilisation. Mais en élargissant légèrement notre perspective, on peut entrevoir une autre possibilité. La connexion libre ne doit pas nécessairement être considérée uniquement comme un résidu transmis à un service distinct. Elle peut constituer une contribution au fonctionnement d'un réseau distribué plus vaste.
La différence ne réside pas tant dans Internet lui-même que dans le rôle de son propriétaire.
Dans un cas, l'utilisateur reste un simple client de l'application, qui monopolise la bande passante disponible et en dispose à sa guise. Dans l'autre, il commence à considérer sa connexion comme une partie de l'infrastructure numérique qui lui appartient, capable d'accomplir une tâche utile en collaboration avec les ressources d'autres personnes.
Que signifie « participer à un réseau distribué » ?
Une grande infrastructure numérique ne doit pas nécessairement appartenir entièrement à une seule entreprise ni être exclusivement à sa disposition. Elle peut se composer d'une multitude de ressources distinctes fournies par différents acteurs.
Une personne dispose d'une connexion Internet abordable. Une autre dispose d'une autre ressource nécessaire au réseau. Prise isolément, chaque contribution de ce type peut sembler modeste. Ensemble, elles forment une infrastructure qui peut être utilisée pour des tâches numériques concrètes.
Pour en saisir l'idée principale, il n'est pas nécessaire de comprendre son fonctionnement technique. Il suffit d'imaginer, non pas une seule grande source centralisée de ressources, mais une multitude de propriétaires, dont chacun met à la disposition du réseau la partie qui lui est accessible.
Dans ce modèle, l'individu cesse d'être uniquement le consommateur final d'un service numérique. Il devient un acteur du système, car il lui fournit ce dont celui-ci a besoin pour fonctionner.
C'est précisément là qu'une nouvelle perspective s'ouvre : l'Internet gratuit à domicile ou mobile peut ne pas être simplement du trafic alloué à une application, mais constituer en soi un élément utile d'une infrastructure distribuée.
Dans ce cas, la connexion ne change pas en apparence. Elle reste l'Internet habituel que l'on utilise tous les jours. Ce qui change, c'est la perception de ses possibilités : la connexion n'est plus seulement une dépense dans le budget mensuel, mais aussi une ressource capable de contribuer à la création de valeur numérique.
Non seulement le client, mais aussi le propriétaire du site
Nous avons l'habitude de penser que l'économie numérique se déroule quelque part très loin de nous. Les entreprises mettent en place des systèmes, achètent du matériel, créent des services, tandis que le grand public se contente d'accéder au résultat final et de payer pour cet accès.
L'infrastructure distribuée offre une autre perspective. Une partie des ressources nécessaires se trouve déjà entre les mains des citoyens ordinaires. Cela signifie qu'ils peuvent non seulement utiliser les systèmes conçus pour eux, mais aussi participer à leur fonctionnement grâce à ce qui leur appartient.
Dans le cas d'Internet, cette ressource correspond à la capacité de connexion disponible. Elle a déjà été payée et existe indépendamment du fait qu'elle soit ou non pleinement utilisée à chaque minute.
Si le réseau est capable de regrouper les contributions de nombreux propriétaires et de leur trouver une utilisation utile, chaque connexion prend alors un nouveau rôle. Elle devient un petit élément productif du système global, et son propriétaire peut percevoir une rémunération en échange de la ressource mise à disposition.
Cela ne remet pas en cause le modèle familier des applications en arrière-plan et n'implique pas de devoir choisir dès maintenant entre ces deux approches. Ce qui importe, c'est autre chose : l'éventail des possibilités, tel qu'on le connaît, s'avère plus large qu'il n'y paraissait.
La question ne se pose plus seulement ainsi : « À quelle application confier un Internet libre ? » Une nouvelle question vient s'y ajouter : « À quelle infrastructure numérique ma connexion peut-elle être rattachée ? »
Internet, une partie de ce qui vous appartient
Le paiement mensuel donne facilement l'impression que l'Internet n'est qu'un simple service. L'argent est prélevé, l'accès est obtenu, et tout ce qui n'est pas utilisé disparaît tout simplement avec le temps.
Mais cette connexion présente également un autre aspect. Tant qu'elle est accessible à son propriétaire, elle offre une réelle possibilité de transmettre des données. Cette possibilité peut être utile non seulement à l'individu lui-même, mais aussi à un réseau plus large.
C'est ainsi que le point de vue lui-même évolue. On commence à percevoir la valeur non seulement de ce que l'on achète, mais aussi de ce que l'on possède déjà.
Aujourd'hui, il considère sa connexion comme un moyen d'accéder à Internet. Demain, il pourrait y voir également une ressource d'infrastructure qui lui est propre — modeste, mais utile. Une ressource capable de fonctionner non pas de manière isolée, mais en collaboration avec les ressources des autres participants.
C’est là la principale découverte : on peut non seulement utiliser Internet pour soi-même ou céder son surplus à un intermédiaire, mais aussi, grâce à sa connexion, participer à un réseau numérique décentralisé et créer de la valeur ajoutée en tant que propriétaire d’une partie de l’infrastructure.
La prochaine étape consiste à découvrir un nouvel univers de possibilités
Dès que ce rôle apparaît clairement, de nouveaux horizons s'ouvrent. Si n'importe qui peut mettre une partie de sa connexion au service de l'économie numérique, cela signifie que les réseaux distribués sont capables de regrouper des ressources qui, auparavant, semblaient trop modestes ou trop banales pour être considérées comme une infrastructure.
Internet n'est qu'un point de départ évident. Il ouvre la voie à toute une catégorie de réseaux dans lesquels les individus peuvent être non seulement des utilisateurs de services prêts à l'emploi, mais aussi des participants aux systèmes qui fournissent les ressources nécessaires à ces services.
On a naturellement envie de savoir comment fonctionne cette participation, quelles formes elle prend et quels autres éléments appartenant déjà aux citoyens pourraient devenir des composantes utiles de l'infrastructure numérique.
C'est précisément par cette question que commence la découverte de GUIDE to DePIN WORLD — un univers où les ressources habituelles endossent un nouveau rôle, et où l’individu se découvre non seulement en tant qu’utilisateur du service, mais aussi au sein même du réseau qui le crée.
Et l'un des exemples pratiques les plus simples de cette même idée est — Sleeping Gamer : l'utilisation d'un ordinateur déjà disponible pendant les heures où il est généralement inactif.
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